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Vigie-Âge réduit de 50 à 73 % les hospitalisations et passages aux urgences chez les seniors polypathologiques suivis à domicile, tout en améliorant coordination et satisfaction

Journées annuelles de la SFGG (JASFGG 2023), Paris – Novembre 2023

Elise Cabanes, Mariana Fernandes, Juliette Levillon, Nathalie Chappey, Christine Chansiaux-Bucalo

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Résumé

Le projet Vigie-Âge vise à simplifier la prise en charge à domicile des personnes âgées polypathologiques, grâce à une coordination renforcée entre l’hôpital, la médecine de ville et le secteur médico-social. Trois suivis sont proposés : GAD (épisode aigu, 15 jours), AMAD 1 (suivi long cours de patients autonomes/semi-autonomes) et AMAD 2 (patients dépendants). Sur 696 séjours analysés, les suivis AMAD ≥6 mois montrent une réduction de 50 à 73 % des hospitalisations, passages aux urgences et journées d’hospitalisation. Les points forts incluent le maintien à domicile, la bonne intégration du dispositif et la satisfaction des patients ; les limites concernent la pénurie de ressources humaines et l’implication inégale des médecins traitants. Une évaluation finale mesurera précisément l’impact médico-économique et la satisfaction des acteurs.

Synthèse de l’étude

L’objectif de cette communication est de décrire les premiers résultats de l’expérimentation Article 51 Vigie-Âge, un e-parcours gériatrique structuré autour de la plateforme EPOCA et de binômes gériatre–infirmier opérationnel, associant hôpitaux, SSIAD et médecine de ville. Le but est de simplifier la prise en charge ambulatoire des patients âgés polypathologiques, d’optimiser le plan personnalisé de santé, et de soutenir les soignants de ville grâce à une surveillance continue et une coordination 24/7.

Les auteurs analysent 696 séjours (GAD, AMAD1, AMAD2). Les patients présentent un âge moyen de 86–88 ans, un GIR moyen autour de 3–5, une forte proportion d’isolement social (≈50 %), et un épuisement de l’aidant fréquent (28–39 %). Les DMS sont de 16 jours en GAD, 220 jours en AMAD1 et 178 jours en AMAD2.

Sur les 76 patients AMAD1 et 52 AMAD2 suivis plus de 6 mois, une analyse avant/après montre :

  • une réduction de 50 à 73 % du nombre d’hospitalisations,
  • une baisse comparable des passages aux urgences,
  • une réduction importante de la durée totale d’hospitalisation.

Le poster met en avant de multiples points forts :

  • maintien des patients dans leur environnement,
  • bonne intégration du dispositif,
  • satisfaction et rassurance des patients,
  • soutien concret aux médecins et soignants de ville,
  • pertinence en santé publique pour des patients polypathologiques dépendants/isolés.

Il souligne aussi des limites : pénurie de ressources humaines, résistance au changement, implication encore faible des médecins généralistes, temps d’implémentation plus long que prévu, difficulté à recruter les patients les plus aigus et manque de soignants de premier recours se déplaçant à domicile.

La conclusion annonce qu’à la fin de l’expérimentation Vigie-Âge, une évaluation plus précise de l’impact sur les hospitalisations, l’économie globale et la satisfaction des patients/professionnels sera réalisée, ce qui correspondra aux futurs résultats CEMKA et ISPOR.