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Chez des seniors polypathologiques, la télésurveillance EPOCA réduit de 57 % les hospitalisations, de 49 % leur durée et de 62 % les urgences, tout en soutenant le médecin traitant

Congrès de Médecine Générale France (CMGF 2025), Paris – Mars 2025

Damien Testa, Israa Salma, Vincent Iborra, Victoire Roussel, Mireille Dutech, Etienne Minvielle, Elise Cabanes

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Résumé

Ce poster présente les résultats de l’étude rétrospective avant-après évalue l’impact de la télésurveillance médicale EPOCA sur 80 patients âgés polypathologiques (âge moyen 87 ans, 6,7 maladies chroniques, GIR 3,6, 58 % isolés socialement). Le dispositif repose sur une montre connectée et une plateforme d’appel 24h/24 et 7j/7, en appui au médecin traitant, pour détecter et prendre en charge précocement les décompensations. Les résultats montrent une réduction de 57 % du nombre d’hospitalisations non programmées, de 49 % de leur durée cumulée, et de 62 % des passages aux urgences, sans perte de chance pour les patients. L’intervention vise à soutenir la prise en charge des patients complexes à haut risque, favorisant leur maintien à domicile. Ces résultats s’inscrivent dans la continuité des travaux menés avec les services hospitaliers, confirmant l’efficacité d’EPOCA en conditions réelles.

Synthèse de l’étude

L’objectif de cette communication est de mesurer l’impact d’un dispositif de télésurveillance continue EPOCA (montre connectée + plateforme d’appel infirmier/médical 24/7) sur les hospitalisations évitables des personnes âgées polypathologiques, dans un contexte de médecine générale.

L’étude inclut des patients ≥70 ans présentant au moins deux maladies chroniques, suivis au moins un an, avec collecte des données avant et pendant télésurveillance (jours d’hospitalisation non programmée, nombre d’hospitalisations et passages aux urgences).

Les résultats sont très significatifs :

  • – 57 % d’hospitalisations non programmées,
  • – 49 % de jours d’hospitalisation,
  • – 62 % de visites aux urgences (p<0,001, test de Wilcoxon).

Le poster rappelle que la télésurveillance a déjà prouvé son efficacité chez des patients monopathologiques (insuffisance cardiaque, diabète, etc.), mais que cette étude s’intéresse à une population beaucoup plus complexe et âgée. La conclusion met en avant le rôle d’EPOCA comme outil de soutien au médecin traitant pour stabiliser les profils polypathologiques, améliorer le maintien au domicile et réduire la pression sur l’hôpital.